Le déchirement

Nuage de fumée autour de moi ,
Quand je vois sécher la rose .
Des cœurs qui ne vibrent plus en osmose ,
Quand le chant de la passion a perdu sa voix.
Des crocs de fauves se plantent dans ma chair,
Ma peau se tend, mon cœur semble être arraché ;
Ne pouvant plus bouger, pris dans la toile d'araignée ,
Ensorcellement violent, torturant mes nerfs.
La tombe de l'amour semble se refermer,
Quand la fureur du fauve se réveille la nuit .
Une rage invisible qui tout à coup surgit,
Venue d'un être dont la fin n'a pas été supportée.
Amour et haine que juste un pas sépare ,
Donnant de l'amertume à nos souvenirs ,
Quand notre idylle n'en finit plus de mourir ,
Réunis par ce lien qui est comme une tare .
Déchirés au fond de nous, victimes de nos pulsions,
Haine destructrice avec des mots qui tuent ;
Ces roses sous nos yeux que nous ne voyons plus .
Quand la rancœur est là détruisant notre passion .
Illustration d'Alex Butler